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L’hydrogène sera-t-il le nouveau carburant des bateaux ?

Par la rédaction (en cours)

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Thématique 3/ Les avis sont unanimes. Grand consommateur de diesel, le monde du transport va devoir passer à l’énergie verte. Sur la route, des premières solutions existent, même si elles ne sont pas toujours totalement satisfaisantes. Dans les airs, le gouvernement vient de lancer un grand projet d’avion propre. Et sur l’eau ?

Depuis 2017, l’Energy Observer, le navire éponyme du groupe, navigue à travers le monde avec une pile à combustible marine fonctionnant à l’hydrogène.

Comme souvent avec les énergies vertes, la question du coût arrive rapidement sur la table. « Notre prix est deux à trois fois supérieur à celui d’un moteur à essence, mais à l’exploitation, nous sommes 30% moins chers. Cela permet d’être rentable sur trois à cinq ans », affirme Jérémie Lagarrigue, directeur général d’EODev. Selon lui, la durée de vie va même jusqu’à 15 000 heures, contre 8 000 pour un diesel. L’armateur CMA/CGM s’est associé à cette recherche. …/…

La France prévoit un plan de soutien de 7,2 milliards d’euros sur dix ans pour développer cette filière…/…

Marseille vitrine de la transition ? « Marseille est une ville prioritaire, notamment parce que les JO 2024 doivent être les Jeux décarbonés et que c’est ici qu’auront lieu les activités nautiques. L’objectif est de pouvoir présenter quelques bateaux de soutien logistique et d’assistance équipés de technologies propres. Ce sera possible s’ils circulent à petite vitesse – ce qui existe déjà avec des batteries électriques sur la Seine ou le lac de sainte-Croix et même avec une propulsion à hydrogène comme la navette fluviale Jules Verne 2 à Nantes- mais l’autonomie comme la puissance sont encore loin d’être au rendez-vous…/…

La route est longue et les promoteurs de l’hydrogène souvent aveuglés. Pour pouvoir faire fonctionner une pile à combustible, l’hydrogène doit avoir été mis sous pression. Mettre de l’hydrogène sous pression nécessite… de l’énergie. Aujourd’hui, 95% de l’hydrogène sous pression est produit par combustion de combustibles fossiles. Le bateau qui l’utilise ne produira, certes, que de la vapeur d’eau. Mais qui correspondra à des kilos de CO2 nécessaires à pressuriser l’hydrogène…/…

L’hydrogène ne produit pas d’énergie par lui-même, il stocke une énergie qu’il a fallu produire. C’est toute l’ambiguïté de ce gaz : il est trop souvent vu comme un combustible existant ex nihilo, à l’exemple du pétrole ou du gaz naturel. Alors que l’hydrogène sous pression est en fait une énergie stockée, que la pile à combustible libère. Le stockage de ce gaz notamment sur les petites unités maritimes n’est pour l’instant pas encore résolu…/…

Il ne s’agit pas d’un article, mais d’une approche thématique. À l’issue de l’enquête menée par le pool de journalistes réuni pour cette étude ce sujet sera peut-être abandonné, donnera peut être lieu à deux lignes ou peut-être avez vous  Des infos, des idées ?