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Le refit l’étude #5 : déchets, eaux sales, hydrocarbures…ces sombres rejets

Par Nathania Cahen

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La pollution marine vient à 80% de la terre. Il est pour autant primordial d’encadrer celle venant de la plaisance afin de ne pas déranger les écosystèmes. État des lieux des impacts

Les déchets

Chaque année, 200 000 tonnes de plastiques sont déversées en Méditerranée d’après l’Ifremer (l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Si nombre de déchets proviennent de la terre, les sources marines sont multiples : navigation commerciale ou de plaisance, pêche, aquaculture, décharges, zones industrielles ou urbaines. L’annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Marpol) interdit le rejet à la mer de tous les types d’ordures (sauf exception). Les matières plastiques, les déchets domestiques, les huiles de friture, les cendres d’incinération, les déchets d’exploitation et les apparaux de pêche sont frappés d’une interdiction totale. Les autres types de déchets, comme les déchets alimentaires, sont soumis à des règles spécifiques qui indiquent quand et où ceux-ci peuvent être rejetés.

Les eaux noires

« On parle ici des eaux des toilettes. Elles présentent des problèmes sanitaires en raison des pathogènes qui peuvent s’y trouver, mais aussi des éventuels produits chimiques utilisés pour l’entretien des WC », souligne Jamila Poydenot, cheffe de projets au sein du Centre Permanent d’Initiatives Pour l’Environnement des îles de Lérins et Pays d’Azur, association qui assure la coordination de la campagne ÉcoGestes Méditerranée dans la région Paca. L’annexe IV de la convention Marpol interdit le rejet des eaux usées dans la mer, sauf lorsque le navire utilise une installation approuvée de traitement des eaux usées ou rejette les eaux usées après broyage et désinfection à une distance de plus de trois milles marins de la terre la plus proche. C’est même plus de 12 miles marins pour les eaux usées non broyées et non désinfectées. « Cela évite les concentrations et d’avoir un impact sur un environnement trop proche de la côte », précise Rachel Moreau, auteure du livre « Naviguer écologique ».

Les eaux grises

Il s’agit des eaux de nettoyage (vaisselle, douche, etc.). « Les produits chimiques utilisés dans les produits de lavage peuvent engendrer des dégradations sur la faune marine. Notamment les coquillages qui ne peuvent pas se déplacer et sont particulièrement touchés lorsque l’eau est saturée », pointe Jamila Poydenot. Les eaux grises ne font cependant pas partie de la catégorie « eaux usées » dressée par la convention Marpol. 

Les hydrocarbures

Transportés par la mer et utilisés comme combustible par les bateaux, ils posent inévitablement des risques environnementaux. L’annexe I de la convention Marpol fixe des mesures obligatoires pour la prévention de ce type de pollution. Tout rejet en mer d’hydrocarbures ou de mélanges d’hydrocarbures de navires de 400 tonnes brutes ou plus est ainsi interdit, sauf exception.

Les antifouling

 Les peintures antifouling – dont le rôle est d’empêcher les organismes aquatiques de se fixer sur la coque des bateaux ou sur d’autres objets immergés – contiennent différents éléments polluants tels que les métaux lourds (cuivre) et des produits biocides comme le diuron. 1 m² de peinture antifouling peut polluer 150 000 m3 d’eau. « La réglementation européenne se resserre et fait qu’aujourd’hui il n’y a plus qu’une petite douzaine de substances actives autorisées », expose Rachel Moreau.

Les émissions

Les différentes obligations sont fixées dans la directive européenne 2013/53/EU, en application depuis 2016, pour l’ensemble des bateaux de plaisance mis sur le marché dans l’Union européenne. Elle s’applique à toutes les embarcations de plaisance de 2,50 m à 24 mètres, qu’elles soient destinées à une navigation de loisirs et de sport en mer ou en eaux intérieures