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Escales zéro fumée en 2025 ? le pari de la Région Sud

Par la rédaction (en cours)

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« Un paquebot à quai provoque une pollution équivalente à celle de 250 voitures en circulation ». C’est ce constat, qui avait incité la Région Sud à s’engager sur un plan de 30 millions d’euros destinés à réduire la pollution de l’air par les ferries et navires de croisière dans les ports de Nice, Toulon et Marseille. La dernière étude d’Atmosud (mars 2021) illustre la nécessité d’un changement de paradigmes. Bloqué à quai depuis un an dans le port de Marseille, 5 paquebots géants ont pollué 6 fois plus durant la période de confinement

France Nature Environnement évoquait dans plusieurs études l’équivalent d’un million de voitures pour les rejets de dioxyde de soufre ou 60 000 pour les particules fines, mais la Région tape fort en estimant que, globalement, le maritime génère entre 10 et 15% du total des pollutions atmosphériques sur Marseille. Et que 20% de la population du territoire qu’elle administre est exposée à au moins un dépassement des normes de qualité de l’air. Inacceptable désormais pour Renaud Muselier. « Les ferries avec les personnels, les cargos avec le matériel et les croisières sont trois problèmes très différents, mais qu’il faut traiter en même temps parce que nos populations ne supportent plus ces fumées noires sur les ports ».

Sur ces 30 millions d’euros du plan « Escales zéro fumée », qui ambitionne de concilier l’activité économique liée à ce tourisme de masse et la protection de l’environnement, 5 millions seront dédiés aux « compagnies maritimes soucieuses de transformer leurs navires en activité ». Soit 300 000 euros d’aides par navire qui passera à l’électrique à quai. « Nous sommes entre le marteau et l’enclume », résume Pierre-Antoine Villanova, le directeur général de Corsica Linea. « La transformation de la salle des machines pour pouvoir installer le système électrique à quai est d’environ 1,5 million d’euros par ferry. S’y ajoutera le prix de la consommation électrique qu’il nous faudra payer. Et puis si on veut passer au GNL (gaz naturel liquéfié) qui est actuellement la motorisation la moins polluante et de très loin (- 70% à – 92% en fonction des polluants) là, c’est 150 millions d’euros pour l’achat d’un navire ». Les armateurs n’ont plus vraiment le choix. Dans cinq ans, ceux qui ne stopperont pas leurs moteurs durant l’escale ne pourront tout simplement pas se mettre à quai. L’électrification proprement dite des quais représentera l’essentiel du budget restant… Les relevés atmosphériques sur un an en période de confinement, donc navires a quais illustrent la réalité de cette pollution….